LES PROPOSITIONS DES ÉCOLOGISTES EN AUVERGNE-RHÔNE-ALPES POUR LE CLIMAT

Ce samedi 12 décembre 2020, cinq ans après la signature de l’Accord de Paris lors de la COP 21, les Écologistes d’Auvergne-Rhône-Alpes organisaient une conférence de presse, prévue à Grenoble dans la capitale des Alpes, et finalement organisée par visioconférence, pour respecter pleinement les mesures sanitaires.

« Notre maison brûle »

Et le feu ne cesse de se propager. Si la prise de conscience est bien là, les actes manquent cruellement, face à l'ampleur du défi climatique. Si l'Etat reste immobile face à l’urgence, les Régions peuvent et doivent être des modèles d'action. La Région Auvergne-Rhône-Alpes, en particulier, car elle est particulièrement touchée et impactée par le dérèglement climatique.

Il y a tant à défendre : nos montagnes, en repensant les activités des stations de ski ; notre relation au monde agricole, en créant de nouvelles habitudes alimentaires ; notre santé, en luttant contre la pollution de l'air - les exemples ne manquent pas.

À Grenoble, l’équipe d’élu-es écologistes a prouvé qu'en un mandat (2014-2020), on peut durablement transformer les politiques publiques en faveur du climat et obtenir le titre de Capitale Verte Européenne, par des actions locales ambitieuses.

Samedi 12 décembre en visioconférence, Fabienne Grébert et Eric Piolle ont tenu une conférence de presse à l’occasion de l’anniversaire de l’Accord de Paris, signé il y a cinq ans et malheureusement non suivi d’effets.

Accompagné-es d'Heïdi Sevestre, glaciologue en Haute-Savoie, et de Maurice Feschet, lavandiculteur à Grignan dans la Drôme, qui ont fait état du retard pris et de l’impact de l’inaction climatique des cinq dernières années et de ses multiples conséquences sur le vivant, les montagnes, les savoir-faire de la région et les droits humains de ses habitant-es, Fabienne Grébert, tête de liste des Écologistes pour les élections régionales de 2021, a présenté plusieurs propositions pour que la Région rattrape le retard pris ces 5 dernières années et s’engage résolument dans la mise en oeuvre d’actions favorables au climat et au respect de l’Accord de Paris.

De nombreux indicateurs révèlent l’immobilisme des gouvernements successifs face au dérèglement climatique

Cinq ans d’inaction. Le verdict du Conseil d’Etat, demandant à l’Etat français de prouver l’adéquation de ses actions avec les objectifs qu’il s’est lui-même fixés et les engagements qu’il a pris, tombe comme un couperet. Cinq ans après la signature de l’Accord de Paris, nous sortons du mois de novembre le plus chaud jamais enregistré, et les émissions de GES continuent de croître de 2 à 3% ; ce qui nous amène selon les projections du GIEC à une augmentation des températures de 4°C à 7°C en 2100, ce qui entraînerait des conséquences catastrophiques sur l’ensemble de la planète.

L’Etat et la Région Auvergne-Rhône-Alpes ne sont pas à la hauteur. Nous, Écologistes, prenons l’engagement de rattraper ce retard.

Pour Fabienne Grébert, tête de liste écologiste à la Région, il est urgent de rattraper le retard pris par les exécutifs nationaux et régionaux et de sortir au plus vite de l’inaction et des faux-semblants : la région Auvergne-Rhône-Alpes est au premier plan des régions qui peuvent changer la donne et qui doivent agir ; par l’importance et la vulnérabilité de son territoire (montagnes, fleuves et métropoles), par son potentiel économique, sa capacité d’innovation, et avec ses plus de 8 millions d’habitant-es.

Les Écologistes l'ont démontré aux élections européennes de 2019, et en remportant plusieurs grandes villes françaises en 2020 : de plus en plus de Français-es font confiance aux candidat-es écologistes.

Fabienne Grébert l’affirme : “Malgré les difficultés et les pesanteurs, nous sommes prêt-es à endosser le costume de l’action, et à prendre nos responsabilités. Nous pouvons changer la donne pour la Région, en 2021.”

Ce plan massif d’investissement, qui pèsera plus de 3,6 Mds d’euros, bénéficiera aux activités respectueuses de l’environnement, à l’emploi régional et à la transition des secteurs économiques vers un modèle plus durable.
Aujourd’hui , 14% de l’emploi est consacré à l’économie verte.
L’objectif : passer à 30% d’ici la fin du mandat, soit 930 000 emplois créés, ou transformés. Une attention particulière sera portée à la transition des activités économiques des territoires de montagne, qui sont une spécificité de notre grande région ; une transformation du modèle actuel qui est apparue inévitable et urgente, comme les mesures d’urgence prises face à la pandémie l’ont tristement montré. Afin de lutter contre la pollution de l’air, 1,5 Mds d'euros seront également investis pour le transport ferroviaire du quotidien, le transport de voyageurs et le transport scolaire en intermodalité.

Par ailleurs, la tête de liste écologiste, Fabienne Grébert, s’est engagée à mettre en place une Convention Citoyenne Régionale, composée de citoyen-nes tiré-es au sort pour travailler sur des solutions pour engager la transition écologique et solidaire au plan régional. À l’opposé du mépris et des renoncements d’Emmanuel Macron pour la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC), Fabienne Grébert s’engage à mettre en oeuvre les mesures qui seront portées et travaillées par les membres de cette Convention, qui pourront s’appuyer sur l’expertise des nombreux scientifiques et spécialistes que compte la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les Régions doivent être des modèles d’action dans la lutte contre le réchauffement climatique, à l’image des initiatives portées par les élu-es écologistes dans les villes et les métropoles.